Pêcheur de l’Association des pêcheurs La Gaule (7 juillet 2010):
« Il y a un moment que je n’avais pas pu descendre aux Graviers avec des conditions d’ensoleillement exceptionnelles et sans turbinage. J’ai arpenté un bout du parcours hier après-midi de l’usine au petit prés. J’ai rarement été aussi triste de me retrouver au bord d’une rivière. Je n’ai quasiment vu aucun poisson depuis la meule jusque la place à fourneau, si je fais exception du gros banc de brêmes que j’ai vu dans le canal de fuite. Depuis la place à fourneau jusqu’au petit prés, j’ai vu plus de poissons, mais quasiment tous malades (une cinquantaine). Très très peu de poissons sains, et aucun en bon état au dessus de 35 cm. C’est une véritable hécatombe, et au vu de ce que j’ai pu voir, je pense que le taux de mortalité du secteur est bien largement au-delà des 50%, si l’on rajoute que les poissons malades que j’ai vus hier vont aussi mourir, on sera pas très loin des 80%, soit assez proche du résultat de la Loue.
L’autre mauvaise nouvelle vient du développement du couvert algal, qui, cette année, se développe de manière impressionnante sur ce secteur. Vu l’état du fond, notamment aux Graviers, sous la buvette, il faudra un jour très prochain, expliquer à nos enfants pourquoi ce lieu s’appelait les Graviers, car s’ils viennent à la buvette, ils ne verront pas le rapport. Il y a des quantités impressionnantes d’algues déposées sur le bord de la rivière en fin de turbinage.
Désolé pour ces mauvaises nouvelles, mais le Doubs se meurt, et contrairement aux efforts qui sont actuellement engagés pour sauvegarder la Loue, j’ai l’impression que notre rivière agonise en arrière plan. »
Photo d’ombre au Moulin du Plain (7 juillet 2010) – Patrice Malavaux
« Un pauvre ombre d’environ 35 cm sorti de l’eau devant un public de touristes médusés au Moulin du Plain. La pauvre bête était encore vivante et agonisait sur le bord. »
